Nul besoin de temples, nul besoin de philosophies compliquées. Notre cerveau et notre coeur sont nos temples (Le Dalaï Lama)
Life is magic
Lundi dernier, grosse cogitation, et grosse remise en question. On dit souvent que dans la vie, on ne fait pas toujours ce que l'on veut. C'est vrai. Mais ce n'est pas une raison pour toujours faire les choses que l'on ne veut pas, ou ne jamais faire certaines des choses que l'on veut.
Je décide donc de ne plus faire de choses qui ne m'épanouissent pas. Et cela implique : mon travail actuel. La réception, ça me saoule.
Le lendemain, je décide donc de regarder quelques offres d'emploi sur le site de recrutement de mon groupe... tout ce qui ne concerne pas la réception. Après quelques clics pour envoyer des CV, je reçois un appel, cinq minutes plus tard. Il s'agit de la DRH d'un des hôtels auxquels j'ai postulé pour un poste de Responsable de Solutions Technologiques (audiovisuel et internet pour les groupes corporates effectuant des meetings). Mon profil les intéresse, j'obtiens un rendez-vous le jeudi.
Le premier rendez-vous se passe bien, bonne impression. Salaire attrayant (par rapport à ce que je touche actuellement), et poste intéressant (mes passions pour la technologie moderne). Quelques jours de silence passent, et j'obtiens un second rendez-vous avec le directeur de l'hôtel le lundi.
Nous nous rencontrons. Il ne ressemble pas à ce que j'imaginais, mais il a l'air fort sympathique malgré un air assez sérieux. Il me fait une poignée de main "un peu spéciale". Je la lui rends. Quelques minutes d'entretien et il me donne le poste.
Parce qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer... :-)
Mode Cynique ON...
Okay, je l'avoue, mes relations avec les femmes n'ont pas toujours les plus "saines" qui soient.
Mais quand même... Lorsque j'aime une femme, je l'aime entièrement : corps, coeur, esprit et âme. Et, à Dieu ne plaise, il me parait bien normal et légitime d'espérer être aimé entièrement également... Après tout, je suis comme tout le monde n'est-ce-pas ? J'ai moi aussi le droit à vivre une belle relation amoureuse, non ? Et je crois être assez sincère sur ce que j'exprime et ce que j'attends (sauf lorsque je me goure et que je m'illusionne moi-même, of course...)
Etre aimé entièrement disais-je... Et pas seulement pour une portion de moi-même, quelques qualités que ces dames apprécient tout en occultant ou en rejetant le reste de ce que je suis.
Ou alors il faut être honnête, et ne pas dire "je t'aime", mais "j'aime ceci qui est en toi". Et si j'y réfléchis bien, je crois qu'il n'y a que trois femmes qui m'ont jamais aimé entièrement et totalement ; et ces trois là gravitent toujours dans mon entourage, et je les en remercie.
Oui oui, bien sûr, ceci n'est que l'expression d'un sentiment du moment. Et bientôt, vous retrouverez le Jaïs que vous aimez... Enfin, celui que vous aimez "voir" et "percevoir", celui qui vous plait, le Beau et le Bon ; pas celui qui Désire, qui Espère, et qui somme toute est lui aussi gavé d'imperfections impossibles à aimer... (pas pour tout le monde, fort heureusement, les amis et les frères sont là !)
Tong signifie "envoyer" ou "lâcher", et len, "recevoir" ou "accepter". Le slogan dit que "l'un et l'autre doivent chevaucher le souffle".
La pratique du tonglen est très simple ; en réalité, c'est une forme de méditation assise. Dans le tonglen, on fait don de son bonheur, de ses plaisirs, de tout ce qui est agréable. Tout cela sort avec l'expiration. Puis, avec l'inspiration, on aspire toutes les rancunes, tous les problèmes, tout ce qui est désagréable. L'essentiel est de se débarrasser complètement de la territorialité.
Inutile de vouloir mettre d'abord de l'ordre dans les définitions doctrinales du bien et du mal : on expire tout bêtement tout ce qui peut nous sembler bon et on attire vers soi tout ce qui peut nous sembler mauvais.
Il se peut que l'idée d'inhaler ce poison susceptible de nous tuer, puis d'expirer le peu de bonté que nous possédons, nous rende parfois terriblement mal à l'aise. Cela semble aller à l'encontre de toute logique. Cependant, une fois qu'on prend le tour, on se rend compte qu'on possède encore plus de bonté, et aussi qu'il y a davantage de choses à inhaler, si bien que le processus atteint un certain degré d'équilibre. Le donner et le recevoir dépendent l'un de l'autre. Plus on inspire vers soi de la négativité, avec un esprit d'ouverture et de compassion, et plus on a de la bonté à expirer. On n'a donc rien à perdre. C'est un seul et même processus.
Dans le tonglen, on aspire à prendre en charge la souffrance des autres créatures. De cette façon, les effets sont réels, aussi bien sur le pratique que sur les autres êtres. Cependant, il ne faut pas croire que le tonglen serait une espèce d'antidote. Il ne s'agit pas de faire la pratique et d'en attendre les effets, mais de la faire et de laisser tomber, quel que soit le résultat. Quand ça marche, on expire la situation, et quand ça ne marche pas, on l'inspire ; de cette façon, on ne possède plus rien. C'est de cela qu'il s'agit.
Normalement, on voudrait se cramponner à sa bonté. On voudrait ériger une clôture autour de soi et placer tout ce qui est mauvais de l'autre côté, les étrangers, les voisins, etc. On ne veut pas les laisser entrer. On essaie par tous les moyens de garder pour soi les petites situations agréables qu'on a créées. On s'y cramponne au maximum, en regardant tout ce qui se passe à l'extérieur de ce territoire d'un oeil torve.
La voie du mahayana a essentiellement pour but de démontrer la futilité de cette autodéfense incessante. On peut se permettre de s'ouvrir un tant soit peu, et même de s'ouvrir beaucoup.
- Chögyam Trungpa, extrait de "L'Entraînement de l'Esprit"